... sur le portage

Confidentialité

La première fois que j'ai vu un bébé en écharpe, ça a été une véritable révélation. Voir ce petit bébé lové contre sa maman, dormant tout son saoûl, avec un air si béat, ça m'a bouleversée. J'ai voulu offrir la même sérénité à mon bébé.

Je me suis donc rendue à une séance de portage de l'association Peau à Peau. C'était super : après avoir vu comment on portait tout autour du monde, on a essayé des écharpes. Léo-Paul (mon premier-né) avait 9 mois, et nous avons testé ensemble. Système adopté tout de suite!

J'avais des sciatiques à répétition et je ne supportais pas les porte-bébés traditionnels. Je portais Léo-Paul dans mes bras, mais c'était fatiguant, et lourd. Le porte-calllin était sympa, mais il ne me permettait pas de porter Léo-Paul longtemps. L'écharpe m'a permis de me balader avec lui. Lorsque j'avais envie d'aller faire un tour à Paris, je prenais mon fils, mon écharpe et ma pousette de marché et je passais la journée à me promener!

Avec Luna-Marie, je découvre le portage intensif. Un bonheur pour la tendresse, un soulagement pour la vie quotidienne, Luna-Marie refusant pour l'instant (elle a à peine deux mois) de me quitter plus de 5 minutes! J'espère que contrairement à mon expérience avec Léo-Paul, j'apprendrais à la porter sur mon dos.

Cette page est faite pour vous faire partager mon bonheur d'avoir découvert cet objet qui permet de vivre autrement son maternage.

Aline

http://hibana.free.fr/portage/echarpe-porte-bb.php

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Le Tonga, un tout petit "porte-grand-bébé", pour le plaisir de Françoise

Je m'appelle Françoise et Nicolas est mon troisième enfant. Le seul qui ait été allaité si longtemps (26 mois à ce jour et on continue avec joie!!!). Cet été, nous avons testé le tonga, et l'essai fut concluant bien au-delà de mes espérances!

Quel plaisir de pouvoir entourer son bb de ses bras, de pouvoir le cajoler, sans se préoccuper de son poids! Nicolas pèse lourd à 2 ans et comme mon dos avait déjà été soumis à rude épreuve, le tonga a soulagé mon pauvre dos, tout en me permettant des moments câlins avec mon petit loup... Comme nous avions un assez long chemin à parcourir entre la voiture et la plage et que bibou n'aimait pas de marcher dans le sable, là aussi, le tonga était archi-pratique et me permettait en plus d'aider le papa et les autres enfants à porter le nécessaire de plage... Je l'avais toujours dans mon sac et j'avoue que le buggy est resté à l'appartement, le tonga étant nettement plus pratique et moins encombrant!

Même endormi, c'est idéal pour porter bébé, du fait que son petit popotin est dans le filet, il n'y à qu'à soutenir la tête et les épaules et c'est vraiment génialement pratique! Bref, vous l'aurez compris, je ne lui trouve que de bons côtés ! Et le papa prenait la relève pour porter Nicolas!

C'est vraiment le moyen de portage idéal pour un grand bébé entre 2 et 5 ans... et en plus ça laisse les mains libres pour faire plein plein de choses, comme remplir son caddie dans un magasin ou ranger les courses lors du retour à la maison...

Françoise

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Ombeline, une petite fille différente, a découvert l'écharpe porte-bébé

Je m'appelle Murielle et je suis la maman d'Ombeline, une petite fille différente (elle est notamment atteinte d'une malformation cardiaque). Elle est née au mois de novembre et fut séparée de nous ses dix-sept premiers jours de vie. Nos retrouvailles furent malheureusement de courte durée: un mois et demi après son retour à la maison, elle fut hospitalisée d'urgence et confiée à un respirateur artificiel. Après trois mois passés au service des soins intensifs, elle put enfin se passer de son fidèle compagnon qui durant tout ce temps avait offert le souffle vital à son petit corps. Elle retrouvait enfin la chaleur de nos bras. Elle n'avait plus aucun tonus, c'était une vraie poupée de chiffon que nous avons accueillie aux creux de nos bras. Après 4 mois d'hospitalisation, elle a enfin pu redécouvrir la douceur de la maison.

Deux mois plus tard, nous demandons aux médecins, la permission de partir tous les trois au soleil afin de pouvoir nous ressourcer et nous remettre de nos émotions. Autorisation accordée, et là s'est posée la question du porte-bébé. A l'époque, notre dévolu s'est porté sur un porte-bébé kangourou du commerce. Notre fille a apprécié d'être portée durant ces vacances et a fait de gros progrès du point de vue musculaire. De notre côté, vu son poids plume - plus ou moins quatre kilos à l'époque - cela ne nous a guère posé de problèmes.

Durant l'automne, nous avons appris que notre fille ne pourrait peut-être pas marcher, ou du moins pas très longtemps avant un certain temps, à cause d'un problème osseux au niveau des hanches. L'hiver étant là, et comme elle est de santé fragile, les longues promenades étaient exclues et le problème du portage ne se posait pas.

Lors du salon Baby de Liège, j'ai rencontré Ingrid et Sandrine et découvert l'écharpe. J'ai été tout de suite séduite. C'était ce qu'il me fallait : un système longue durée, léger, peu encombrant et aux multiples possibilités. Restait à convaincre monsieur…. J'ai tenté à plusieurs reprises de remettre Ombeline dans le porte-bébé kangourou de l'été précédent. Comme elle ne semblait plus du tout l'apprécier - bien qu'elle fût encore largement dans l'ordre de gabarit renseigné sur l'emballage - mon mari céda et nous avons demandé une écharpe en cadeau pour le baptême de notre fille. Monsieur était toujours sceptique.

Lors de la séance d'initiation, Ombeline a été séduite, enchantée, comme si on accédait enfin à une de ses demandes secrètes. Lorsque mon mari l'a vue aussi souriante et détendue dans l'écharpe, toutes ses réticences se sont envolées.

Actuellement, Ombeline a deux ans et demi et est encore régulièrement portée, parfois pour des trajets très courts comme deux ou trois volées d'escaliers. Elle a en effet une tendance à l'hyper extension et développe dans ces moments-là une très grande force. L'écharpe m'aide alors à entraver ce mouvement qui pourrait nous déséquilibrer. Et parfois pour de longues heures, sans douleur le jour-même ni le lendemain !

Je ne regrette qu'une chose, ne pas avoir connu l'écharpe plus tôt, car cela aurait pu être une précieuse alliée dans la dure tâche à laquelle nous avons du nous atteler, à savoir : aider notre fille à reprendre conscience de son corps et abandonner peu à peu l'hyper extension - tâche qui à l'heure actuelle n'est pas encore accomplie. L'écharpe n'est pas près d'être rangée. En effet, Ombeline peut à présent commencer à apprendre à marcher avec un cadre de marche, mais nous venons aussi d'apprendre qu'elle est malentendante. Je suis persuadée que la découverte de tous les bruits qui nous entourent va inévitablement provoquer des angoisses qui pourront être fortement atténuées si l'on découvre ceux-ci contre sa maman. (On lui a récemment placé des drains qui vont améliorer son audition.)

Murielle, maman d'Ombeline, deux ans et demi, et portée en écharpe depuis l'âge d'un an et demi.

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Mon écharpe: tout plein de rencontres!

Je voudrais vous faire part de mon témoignage sur la portage, que je pratique depuis quelques mois. J’avais vu Ingrid porter Nathan en nous faisant répéter des scènes de théâtre, et j’avoue que cela nous étonnait. Mais ça avait l’air tellement génial que, quand j’ai su que j’attendais Lucie, j’ai de suite voulu acheter un porte-bébé classique, que j’ai mis trois fois, le temps de me rendre compte que si je continuais, je n’aurais plus de vertèbres
cervicales tant il était mal fait (je ne citerai pas la marque…)

Par la suite, j’ai revu Ingrid, mais cette fois là, j’ai acheté l’écharpe, et c’est une révélation. Non seulement il remplace avantageusement la poussette deux-places que j’aurais dû acheter pour la naissance de mon deuxième enfant, mais en plus il me permet de vivre une relation vraiment
privilégiée avec mon tout-petit …et mes voisins. Pourquoi? je suis nouvelle dans mon village, mais les gens dans la rue parlent vraiment facilement, juste pour s’étonner de ce portage, demander des explications ou simplement regarder. Je connais donc ici la moitié des mamans, grand-mères
et commerçants. Ah quelle merveille, ce "simple" bout de tissu devient pour moi un moyen d’intégration ! On croit rêver, et pourtant c’est réel. En
plus de parler à mon bébé, cet objet nous permet de communiquer avec le monde. L’épilogue? J’ai tout simplement oublié ma poussette chez mes
parents depuis quelques semaines, et alors qu’elle nous a coûté si cher, nous nous en passons pour un bout de tissu, sans même le remarquer. Je pense que quand elle rentrera au bercail, ce sera pour aller à la cave. Autre chose encore: cette manière de porter les bébés m’a fait découvrir
une autre puériculture, beaucoup plus simple et respectueuse de l’enfant. Alors que j’avais toujours bridé mes instincts de bercement avec ma
première fille, je les ai redécouverts et, dans la même voie, le massage, les comptines, les couches lavables … et l’allaitement maternel. Que de
bonnes choses. Le bonheur.

Merci beaucoup et à bientôt

Clémentine

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J'ai bien fait de m'écouter t'écouter...

Bébé près de soi, pas besoin d'oreille aux aguets, il est là, on se sent, on se devine, on se nourrit l'un de l'autre, en continu! Et les besoins sans mots du petit sont compris (pressentis) par maman, quel bonheur! Petit témoignage...

Depuis que Paul est tout le temps contre mon corps, c'est génial à tous les niveaux. Pas assez de recul pour généraliser (tout est tellement imprévisible), mais les choses sont à leur place. Harmonie, synchronocité...
Je suis plus disponible pour le reste aussi, depuis que je ne suis plus sur son dos ! (c'est à dire vouloir le faire dormir dans un berceau,dans une chambre, bref loin de mon corps. C'étaient les pleurs, il fallait donc bercer tout le temps, trotter dans toute la maison à toute heure, malgré l'immense fatigue, la lassitude, l'inquiétude...Depuis que c'est lui qui est "sur mon dos", il dort comme un ange la nuit, un petit gazouillis me signale le moment de la tétée, il dort en têtant puis quand je le recouche dort toujours, dans son lit, à côté du nôtre. C'est plus facile pour moi.

Avant, j'allais dans sa chambre le retrouver, pour qu'Olivier puisse se reposer malgré les cris... Dans la journée, méconnaissable: il dort! Grands sourires, belle mine, moins de coliques (tiens donc!), des "Aeuh" craquants, et je peux le déposer dans le relax si besoin est: il garde ce sentiment de sécurité, babille, regarde autour de lui de bons moments avec grand intérêt. Impossible avant.

J'ai bien fait de m'écouter.

Une fois contre moi et à son aise, je peux vaquer tranquille, m'allonger, manger et me laver sans que ce soit compliqué. J'ai les bras libres, l'esprit aussi, et le coeur débordant de tendresse. (mots doux et petites chansons ou sons rien que pour lui à tout moment). Je ne confond plus ses signes de faim, de sommeil, de douleur (coliques, apparement ne supporte pas le gluten), ou d'autres besoins, comme de faire un rôt, être rassuré...

Il se réveillait dès que je le posais, hurlements. Nous avons échappé aux urgences de l'hôpital "c'est pas normal, qu'est-ce qu'il a cet enfant?"

Eh bien il a besoin du contact, intensément!

Et maman dans tout ça?

Elle est aux anges, c'est un vrai bonheur. Si simple, si complet. Bref, je suis contente. Je le retrouve (les premières 24 heures, il y avait cette présence et cette paix, et LUI, sa petite personne unique, on se découvrait tous les 4 avec étonnement et plaisir )... et je me retrouve,aussi: je fais comme je le sens. Pas besoin de matériel compliqué, onéreux, encombrant et qui me sépare de lui, donc de l'essentiel. Je suis persuadée pour ma part que c'est sain, respectueux et bien plus "autonomisant"que de lui imposer, trop tôt de (sur)vivre dans la séparation et l'isolement sensoriel.

Mais voilà, de toutes façons, de la chaleur et autres perceptions, il n'en voulait pas "par épisodes", mais tout le temps, pour se sentir bien,comme les bb de 90% de la population de cette planète, et ce, depuis la nuit des temps!
Il fait partie de moi, ou moi de lui, tant que LUI se perçoit comme indifférencié... Il sera bien temps, quand il trottera, de larguer sa mère!
Comme l'a fait son grand frère Pierre, 11 ans. Il vit sur un bateau, vous pouvez le retrouver sur le site des Expéditions Jules Verne: www.karrekven.net.

Heureusement que les enfants sont là pour nous éveiller un peu! Allez, bonne journée!

PS: me connaissant très indépendante, cela doit faire sourire mon entourage!
re-PS: il n'a que 6 semaines! Laissons venir. Ca vient si vite.

Dominique, 42 ans, et toujours à l'école de la vie!

Tout témoignage ou retour m'intéresse!!!
domi.nibart@laposte.net

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Un bras dehors: une question d'équilibre

Délia sort un petit bras du croisé lorsqu'elle est éveillée, de façon à regarder ce qui se passe autour d'elle. Au début j'avais peur qu'elle tombe mais en fait ça tient très bien , même lorsque je me penche en avant ! Elle est très tonique et se tient très bien (je suis sûre que le portage y est pour beaucoup :-)

 


Délia a 5 mois et je la porte maintenant sur le dos, principalement pour cuisiner avec les deux mains libres sans crainte des projections d'huile ou de liquides bouillants.

Pour l'instant ces "séances" durent entre 15 et 20 minutes : je crois qu'il lui faut un peu de temps pour s'habituer à mon dos plutôt qu'à ma poitrine... et aussi à moi de ne plus voir ses mimiques!

Les croisements et les noeuds ne sont peut-être pas encore au top pour ces premiers essais sur le dos (on expérimente) , mais je me rends compte que ça vient vite. C'est très encourageant finalement!

Patricia

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"Un enfant bien porté, c'est un enfant qui se porte bien"

C'est une de mes phrases préférées, et je l'utilise en réponse aux réflexions, agréables ou non, qui me sont régulièrement adressées.

Bien avant de devenir mère, j'ai été séduite par un porte-bébé.
Si une maman veut porter son bébé, c'est parce qu'elle aussi a besoin de ce contact. Et c'est vraiment ce que j'ai ressenti la première fois que j'ai vu le hamac porte-bébé. J'ai tout de suite pris un brochure. Plus tard, j'ai trouvé la longue écharpe tout aussi intéressante! Malgré que c'était à une époque où je n'en avais pas besoin, j'ai conservé l'information, au cas où.

Je le porte dans ma tête!
C'est lorsque j'étais enceinte de cinq mois que ma famille m'a offert le hamac porte-bébé. Je n'arrêtais pas de le regarder et de penser au jour où je pourrais porter mon bébé.

Je porte mon enfant.
J'ai commencé à porter Emile lorsqu'il avait deux semaines. J'avais vraiment envie de l'avoir contre mon corps, de le sentir bouger. Ca me faisait drôle de ressentir cette envie de le porter, alors que ça se passe tout seul chez les animaux. Nous sommes des êtres vivants et nous avons besoin de contact, surtout après la naissance. Je ne voulais pas le laisser dans sa chambre pendant ses heures de sommeil. Etait-ce parce que c'était mon premier? Sans doute, mais l'expérience me dit que j'avais besoin de cette nouvelle symbiose, après celle de la grossesse.

Je reste auprès de lui, et il partage mes activités.
Je ne savais pas non plus m'éloigner de lui, le déposer chez quelqu'un. Je l'allaitais, évidemment, et puis, je n'avais pas vraiment envie de m'en débarrasser en vertu des on-dit sur l'indépendance à instaurer après la naissance. Alors, il restait près de moi dans la cuisine ou le salon.

Porteuse de l'extrême!
Pour accomplir mes tâches ménagères, je l'ai tellement trimbalé partout qu'il s'endormait même avec le bruit strident de l'aspirateur. J'ai même fini les travaux d'aménagement de la maison avec lui dans le dos: j'ai ainsi tapissé toute une chambre, ce qui m'a permis d'apprécier l'efficacité du portage, et d'y prendre plaisir.

Un peu d'entraînement.
Quand j'ai essayé le hamac, j'ai éprouvé quelques difficultés, parce qu'au début, il n'en voulait pas. Il se sentait coincé et il s'est souvent retrouvé avec les bras et la tête hors du hamac. Devant sa réaction, j'ai essayé qu'il ne se sente pas coincé mais en sécurité. Bref, au début, le plaisir du portage était surtout le mien!
Après un certain temps, le balancement l'endormait; je me suis alors rendu compte que j'avais très envie de le porter en permanence. C'est aussi ce balancement continu qui fait que les bébés développent un bon équilibre, une bonne musculature par rapport aux enfants qui ne sont guère sollicités dans leur poussette.
J'étais satisfaite: quand c'est un premier enfant, tout est nouveau. Je ne voulais pas perdre un seul geste, une grimace, un mouvement. Tout est intéressant à regarder, ils sont mignons comme tout à cet âge-là!
J'ai poursuivi mon portage intensif jusqu'à l'âge de cinq mois. Il commençait à devenir lourd et même si le hamac me permettait de positionner mon bébé de plusieurs façons, son poids devenait un handicap quand je devais préparer les repas ou pour d'autres tâches.

J'essaie l'écharpe.
Du coup je me suis intéressée à la longue écharpe et à ses multiples positions, qui permettent de répartir le poids uniformément sur le buste. J'avais fait un essai pour vérifier que ça conviendrait à Emile: ça le faisait rire quand je me penchais au-dessus de lui pour le mettre sur mon dos. Il était devenu trop lourd pour que le porte en position ventrale Par contre dans mon dos, il y avait un progrès. J'aimais ma nouvelle facilité de mouvements, et la possibilité de cuisiner et de l'endormir en même temps. Il arrivait que ses heures de sommeil tombent pile au moment où j'avais du travail à faire. Une fois l'habitude prise, c'est devenu amusant, et il lui arrivait même de me masser la tête ou les cheveux.

Un entourage favorable.
Dans l'ensemble, le portage m'a apporté un plus dans mes relations à mon enfant. Il a permis un contact primordial que nous avions en partie perdu après la naissance. J'ai eu la chance de ne pas avoir à subir l'influence de l'entourage familial: je ne voyais régulièrement que ma belle-famille, qui, agréablement surprise de voir un bébé heureux d'être porté, n'exprimait que des encouragements. J'avais aussi des remarques positives des passants dans la rue, des connaissances, etc, qui pour moi sont aussi importantes que celles de la famille. Et le calme d'un bébé porté et allaité est aussi une belle récompense pour sa mère.

Le portage, ça dérange.
Je n'ai pas reçu que des compliments sur mon portage. Au salon Valériane (foire bio qui a lieu chaque année fin août-début septembre à Namur, B.), je me suis trouvée une fois seule dans le stand d'allaitement face à une kinésithérapeute qui a cru bon de m'attaquer sur ma pratique du portage. Ses arguments m'ont pris de court et m'ont laissée désemparée. Je n'ai malheureusement pas pu y répondre avec la justesse et le calme que j'aurais souhaités. Avant de prendre la fuite, elle a conclu son attaque en m'assénant quelques méchancetés et menaces sur les conséquences du portage. Mais mon instinct de mère a tenu bon! A cette époque Emile avait quatre mois et était manifestement un magnifique exemple de bébé bien portant.
C'est la seule et unique fois où j'ai eu du mal à me défendre. Toutes les réprobations que j'ai reçues par ailleurs se sont limitées à des regards de mères courroucées ou venaient de personnes jalouses de mon enfant - difficile de cerner ce qui peut engendrer chez eux ce sentiment, attisé sans doute par ma détermination à porter mon enfant.

Le portage étonne. Le portage séduit.
Personnellement, je tente d'éviter de choquer les mères qui ne voient de moi qu'une image furtive, pour que le portage ne soit pas perçu comme un esclavage mais une satisfaction.
J'entends souvent ressasser des clichés sur le poids des bébés. En fait, quelques explications simples suffisent à convaincre - et à épater - les adultes. Quant aux enfants, ils sont bien étonnés de voir le petit installé juste à hauteur de leur tête, plutôt que dissimulé dans des systèmes inutilement compliqués.

Roser, maman d'Emile, enfant porté, et de ... , qui ne devrait pas y échapper!
mars 2002

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Femme active, Sylviane s'est accordé du temps à l'arrivée de chacun de ses trois enfants. Elle nous raconte sa découverte progressive du plaisir de l'allaitement et du portage, et la naissance de la liste "allaiter, materner porter", son quatrième bébé!

Comment profiter de sa maternité sans fatigue, sans inquiétude tout en continuant une vie active?

Quand je suis tombée enceinte de Eloi, mon troisième enfant, toutes ces questions se sont bousculées dans ma tête: vais-je trouver le temps d'assumer tout ce petit monde sans priver personne de ma présence? Mon fils Julien avait alors 8 ans et Romane, 4 ans. J'étais inquiète en ce début de grossesse, puis, au fur et à mesure que la naissance approchait, une certaine sérénité s'est installée. Un bébé n'est pas une charge mais un plaisir, il aura besoin de moi, j'aurais besoin de lui, tout sera simple.

Depuis qu'il est né, il ne me quitte plus. La réponse à mes questions? L'allaitement, le portage et le co-sleeping, voilà le secret d'une maternité épanouie à mes yeux!

Pour l'allaitement, j'avais connu quelques difficultés pour mes ainés qui m'ont servi de leçon pour Eloi. J'ai allaité Julien durant 3 mois puis j'ai arrêté suite à mon divorce. Pour Romane, l'allaitement n'aura duré que 3 petites semaines, je n'ai en fait pas passé le cap de la première poussée de croissance par manque d'information.

Eloi a tété dans la demi-heure qui a suivi sa naissance par césarienne et depuis ce jour, il n'a connu que mon lait, que mes seins, il ne connait pas le biberon ou le lait artificiel et j'en suis fière. Tout cela grâce à l'information que j'ai glanée à droite à gauche, sur Internet, auprès de LLL.

Au niveau pratique, rien de mieux! Rien ne vaut une bonne tétée pour réconforter bébé qui a faim ou est angoissé et pour reposer maman qui s'autorise ainsi un petit moment de détente! Combien de tétées? Pas besoin de le savoir, autant que bébé en a besoin de jour comme de nuit. Et pour faciliter les tétées, les activités avec les grands, le ménage, la cuisine, les courses, enfin la vie trépidante d'une mère de famille, il y a les écharpes porte-bébé! Alors là, c'est du plaisir assuré! Moi qui avait promené mes ainés en poussette, j'ai complètement abandonné ce mode de transport avec Eloi! Tout petit, il passait une grande partie de sa journée dans l'écharpe, ce qui me permettait de faire plein de choses avec les ainés. Et pour mon petit, quel bonheur, quel plaisir de vivre au rythme des pas de maman! Quand il me voit sortir l'écharpe, il trépigne d'impatience! Et moi, j'aime tellement l'avoir tout contre moi, sentir son petit corps qui se ramollit quand il s'endort. Et ce qu'il aime aussi, c'est être à bonne hauteur pour regarder tout ce qui l'entoure. Je me sens moins inquiète quand nous nous promenons en ville, il ne respire pas la pollution des pots d'échappement! Je navigue aussi sans soucis entre les rayons des boutiques sans gêner personne avec une poussette.

Des inconvénients? Je n'en vois pas!

Eloi est un bébé rieur, joueur, très éveillé. Il a 8 mois et demi maintenant et passe de plus en plus de temps à jouer seul. Il prend petit à petit son indépendance mais sait qu'il trouvera tout le réconfort qu'il souhaite auprès de maman, papa ou les grands frère et soeur. Tout le monde s'y est mis!
Maintenant, il aime être porté sur le dos. Et quand c'est le dos de papa, c'est encore mieux: papa est grand et bébé peut admirer le monde de haut!
Je sais que je porterai, allaiterai Eloi encore aussi longtemps qu'il le souhaitera et je souhaite à toutes les mamans une expérience aussi épanouissante. Mon regret: ne pas avoir laisser mon instinct s'épanouir autant avec les ainés!

J'ai la chance d'être une maman au foyer qui peut donc prendre son temps pour ses enfants. C'est un choix que j'ai fait dès la naissance de mon ainé: passer au moins les 2 premières années auprès de mes enfants (j'ai retravaillé en tant que secrétaire médicale entre chacun de mes enfants) et je n'ai jamais regretté ce choix. Pour les 2 derniers, je bénéficie d'un congé parental d'éducation de 3 ans.

En août 2001, j'ai décidé de créer la liste "allaiter, materner, porter" afin de partager mon enthousiasme avec d'autres mamans et surtout, pour leur faire découvrir le portage selon divers moyen. Une liste de discussion concernant l'allaitement, on trouve, une liste concernant le maternage aussi, mais une liste concernant le portage, cela manquait vraiment. La liste a maintenant 5 mois et de nombreuses mamans se sont converties au portage avec une écharpe, j'en suis fière.

Sylviane, maman de Julien (05/04/92), Romane (20/12/95) et Eloi (09/02/01)
http://www.allaitermaternerporter.fr.fm/

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Myriam nous donne de ses nouvelles, six mois après avoir assisté, en avril 2001, à une séance d'information sur le portage à Bruxelles.

C'est en avril que j'ai suivi votre séance d'information, accompagnée de ma Mathilde alors âgée de 18 mois, et affublée d'un ventre gros de nouvelles espérances. Séduite par l'écharpe porte-bébé, je vous en commandai une par e-mail en prévision de cette future arrivée. J'avais déjà porté Mathilde de longs mois avec un porte-bébé classique.

Le 3 juillet, un magnifique Clément a pointé son nez, 10 jours après la date prévue. Un vigoureux bébé de 4,450kg et 54,5 cm. J'ai appris à me familiariser avec les différentes façons de nouer l'écharpe, d'abord avec la poupée de Mathilde, puis avec ma poupée en chair et en os. Mes débuts de portage me servaient pour rassurer mon Clément, tout en continuant à vaquer à mes occupations, et à m'occuper de ma Mathilde. Mais j'avais encore peur de sortir et d'affronter les regards des passants devant cette "curieuse" façon de porter.

Les vacances dans le Sud m'ont aidée à avoir confiance en moi et à m'habituer à porter Clément de plus en plus dans l'écharpe. Devant les proportions que prenait mon bébé, j'abandonnai mon porte-bébé classique, qui me faisait trop mal aux épaules. Au retour des vacances, je repris le boulot (je suis indépendante), mon bébé bien campé sur le ventre.

Le seul désagrément que je trouve à l'écharpe est que je dois gérer ces mètres de tissu au moment de la dénouer dans un lieu public. A part cela, elle permet à Clément de faire de longues siestes, particulièrement quand l'atmosphère est trop stressée. Mathilde apprécie également d'être portée sur le dos. Elle s'est même endormie sur mon dos pendant que je préparais le repas.

Cela lui permet d'assouvir ses besoins côté câlins: elle a deux fois plus besoin de moi depuis qu'elle doit me partager. Enfin, cette écharpe me permet de garder un maximum de mobilité, de ne m'encombrer que d'une poussette légère pour Mathilde lors de nos déplacements. Ne conduisant pas, je me déplace essentiellement à pied ou en transports en commun.

A présent, je n'ai plus peur de répondre aux questions, et donne d'ailleurs souvent votre numéro de téléphone qui est cousu au bord de mon écharpe. Les réactions des gens sont plutôt positives et intéressées. On m'a même rapporté que les bébés africains pleuraient peu, car ils étaient beaucoup portés. C'est sans doute vrai, car mon Clément ne pleure pratiquement jamais. J'espère juste que mon Clément ne souffrira pas d'être moins porté, car la semaine prochaine, il va rentrer à la crèche. L'écharpe l'accompagnera au besoin dans son lit pour retrouver notre odeur.

En ce moment-même, il ronflotte sur moi, encombré par un très très gros rhume.

J'espère pouvoir vous envoyer un de ces jours quelques photos, mais j'avais déjà très envie de vous faire part de mon expérience positive.

Question de choix de noeud, je porte essentiellement Clément dans le double croisé. C'est le portage le plus serré et le plus sécurisant qui me permet pour l'instant le plus de mobilité. Je reviendrais bien encore à une de vos séances pour redécouvrir en live les autres façons de porter et échanger des expériences.

En vous remerciant de m'avoir fait découvrir l'écharpe.

A bientôt,

Myriam

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Ma première rencontre avec le "portage" des enfants s’est faite au Pérou, dans ses villages, accrochés à la cordillère ou dans ses plaines et ses plateaux andins. Comment dans de tels endroits utiliser une poussette? Dans leurs petites maisons d’adobes, où la chambre est souvent unique pour toute la famille, comment y caser un berceau? Tout cela me semblait logique. Je ne me suis pas posé de question. Pratiques ancestrales dans une région, lointaine, sous-développée économiquement… Tout se justifiait! Mais il y avait quand même un "quelque chose" dans le comportement de ces enfants, et aussi chez ces mères. 

Porter son enfant dans des couleurs aussi bigarrées… côté exotique, surprenante parfois. C’était facile. Surtout en ville, en métro, en déplacement chez des amis, dans une soirée. Cela avait-il quelque chose à voir avec le sous-développement?.. Inversion des valeurs. Le mode de déplacement de son enfant n’a, dans nos régions, rien à voir avec la tradition ou la culture: il s’agit seulement de mode – qui varie selon la qualité des publicités pour tel ou tel produit. L’aspect pratique ne se retrouve qu’intégré dans l’ensemble de l’organisation de nos activités, révélant souvent des difficultés pour lesquels il nous faut trouver d’autres solutions… Un ensemble qui se doit d’être cohérent, pour satisfaire la logique et notre rationnel?!

Dans les trépidations de notre vie, nous oublions parfois les valeurs essentielles: la communication, la relation intime… Ou les questions essentielles: pourquoi cet enfant, et pour qui?

Depuis des valeurs essentielles retrouvées jusqu’à une relation intime avec mon dernier bébé, je découvre, en fait, autre chose: le portage de cet enfant n’était plus seulement une facilité pratique, il était un nœud dans notre relation, s’intégrant dans d’autres choix, ouvrant vers un inconnu relationnel et émotionnel où tout était à découvrir. Et à quarante ans, ces découvertes sont comme des cadeaux… gratuits.

Béryl est née, il y 21 mois, dans notre salle de bain.  Durant plusieurs semaines, elle a toujours été en contact direct avec sa maman ou avec moi. Dès les premières heures, je l’ai glissée dans un pan de mon peignoir, nue, contre ma peau nue… nous nous échangions non seulement notre chaleur, mais aussi nos palpitations.  Elle a mis trois jours pour s’étendre d’elle-même. Trois jours durant lesquels nous l’avons seulement enveloppée dans des essuies (les déjections sont de petites quantités): elle pouvait rester en position fœtale dans ou sur un support courbe et souple, le tissu ou nos bras. Le tissu péruvien nous permettait de la garder contre nous, tout en nous laissant les mains libres pour les tâches quotidiennes; il nous a semblé qu’il lui donnait la possibilité de prendre son temps pour découvrir progressivement notre environnement, tout en étant "protégée" des regards et des mains indiscrets, tout en lui donnant la possibilité de nous garder contre elle.

Si de nombreuses études ont démontré les avantages indéniables du portage intime des bébés (mêmes très) prématurés, ne devait-il pas en être de même pour un bébé né à terme? Mais nous n’étions pas dans ce genre de question. Son portage s’intégrait tout naturellement dans l’ensemble. En fait, lorsque j’écris "son portage", il peut sembler qu’il s’agit de notre action vis-à-vis d’elle. En réalité ce n’est qu’une partie, car nous avions l’impression d’être autant "porté" par elle. Il s’agissait d’une inter-action, d’un subtil échange.

Ce tissu péruvien est SON tissu, il est lié à son histoire… que représente-t-il pour elle? Aujourd’hui, et cela depuis qu’elle marche, elle va le chercher ou nous le montre: elle a envie de lui, envie d’être portée, besoin de régresser, sent-elle le sommeil approcher et se souvient-elle des autres fois où elle s’y était endormie, blottie paisiblement?..  Quand je regarde ce tissu, ce sont une multitude de souvenirs, de sensations, d’émotions qui me reviennent. Son odeur aussi.

Je vais oser un parallèle. Il est courant de dire, aujourd’hui, qu’il y a, naturellement, une fusion entre la mère et son bébé, et il est de plus en plus normal de penser que celle-ci est renforcée par un allaitement maternel harmonieux. Là aussi, il est question de subtils échanges au-delà de la fonction pratique (qu’est l’alimentation). Je suis persuadé d’avoir vécu un attachement "particulier" avec ma fille, dû, en partie, à son portage intime et quasi constant.

J’entends souvent des pères exprimer des sentiments confus de frustration. Certains se sentent contraints à seulement des actes complémentaires à ceux que la mère peut vivre avec leur bébé. Leurs discours deviennent différents lorsqu’ils racontent les plaisirs qu’ils ont connus en prenant un bain avec leur bébé. Il ne s’agissait pas du tout d’une activité d’hygiène, mais bien d’une relation, d’un échange. Mais ça ne se passe pas tous les jours.  Le portage intime: oui!

Le 27 juin 2001

Jean-Claude Verduyckt
Père au foyer et sage-femme indépendant
http://users.swing.be/carrefour.naissance
jeanclaude.verduyckt@swing.be

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Le portage péruvien - mais je préfère parler du portage "quechua" ou "andin", pour ne pas se limiter à quelques frontières politiques - est très ancien.  Ces tissus sont tissés en coton mélangé à de la laine de lama, d’alpaga ou de vigogne (le prix augmente en même temps que la douceur de la matière). Anciennement, les motifs représentaient l’appartenance au village (c’est ainsi que l’on retrouve des représentation de poisson pour les régions côtières), tout comme les chapeaux, les jupes des femmes ou les gilets des hommes. Mais il s’agit de tissus d’apparat, pour les fêtes et les rencontres sociales. Dans le quotidien, les tissus utilisés ont des couleurs vieillies, passées. Ils sont très rarement lavés, ou alors seulement trempés dans de l’eau froide - la laine naturelle ne retient pas les odeurs ! Ce qui est très pratique dans des régions où les couches jetables représenteraient un budget impensable (pour moi aussi d’ailleurs).

Ce tissu (un carré de 130 cm de côté environ) est la plupart du temps plié pour former un triangle. On forme un noeud avec un pan à la pointe face à l’hypoténuse.  Ainsi, le tissu forme une cuvette où prend place l’enfant.

Pour porter l’enfant devant soi, on noue les deux pointes opposées du triangle, formant ainsi un sac. On y glisse un bras puis la tête. Ce sont les essais et l’habitude qui indiqueront la "hauteur" du sac. Plus le bébé est petit, plus haut sera-t-il porté sur la poitrine.

Lorsqu’il est endormi, il est possible, et très aisément, d’enlever le "sac" contenant l’enfant. Le tissu devient alors soit une sorte de hamac que l’on peut suspendre à un crochet (dans ce cas, et si on utilise une corde entre le sac et le crochet, la longueur de la corde permettra de créer un balancier efficace et très apprécié par les bébés), soit une couverture. On peut ensuite le reprendre et le porter à nouveau sans déranger l’enfant par de multiples manipulations.

Lorsque l’enfant commence à s’asseoir, il est possible de le porter sur la hanche (ma fille vient se glisser par dessous, en penchant légèrement la tête).

Pour les randonnées, ce tissu est très pratique aussi. On peut alors le porter dans le dos. Les deux pointes libres du triangle passent sur les deux épaules et ils sont noués sur la poitrine. Sous l’enfant, on peut placer des vêtements de rechange dans un sac en plastique. Les Andins transportent ainsi divers produits, dont leurs productions maraîchères ou artisanales.

Ces tissus peuvent, bien sûr, s’acheter sur place, en Amérique Latine, ou, ici, dans les ‘magasins du monde’, Oxfam. Ils viennent généralement de coopératives locales. Ils peuvent être remplacés par n’importe quel tissu de coton à la trame serrée, agréablement et originalement peint ou brodé.

Juillet 2001

Jean-Claude Verduyckt
Père au foyer et sage-femme indépendant
http://users.swing.be/carrefour.naissance
jeanclaude.verduyckt@swing.be

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"Porter en travaillant"

Je m’appelle Nadine et je suis fleuriste. Lorsque j’ai eu Olivier, mon aîné, je n’avais pas encore ouvert  mon magasin de fleurs. Je l’ai allaité, mais pas spécialement porté. La question s’est posée de façon très concrète lorsque, quatre ans plus tard, Claire est arrivée.

Claire est née un quatorze décembre, et j’ai royalement pris un congé de quatre jours avant de reprendre le travail! En tant que fleuriste travaillant seule, j’ai dû trouver des solutions! Je l’ai tout d’abord portée dans un hamac – pendant 3-4 semaines. Mais elle était toujours à l’avant et l’une de mes mains restait nécessaire pour l’entourer.

Je suis donc passée à une écharpe, pour moi plus sécurisante. J’y ai porté Claire tout d’abord à l’avant, dans le croisé, puis, très tôt, dans le dos.

Avec Claire, j’ai pu concilier travail, allaitement et portage.
Claire était un bébé qui attendait facilement. Elle était très docile et compréhensive. Ca s’est tellement bien passé avec elle que j’ai pu envisager de poursuivre l’expérience avec un troisième!

Guillaume, lui, veut tout et tout de suite!!!
Surprise! Mon Guillaume est arrivé en avril; il avait un mois à la fête des mères. En prévision de cette journée – où j’ai en permanence une vingtaine de personnes dans la boutique – j’avais tiré du lait pour que ma maman lui en donne à la tasse (petit gobelet à bord arrondi). Mon lait coulait jusque sur mes pieds!

Ce genre de situation est très dure à vivre. Mais cela arrive ponctuellement, comme aux fêtes de fin d’année, où l’on me demande également de réaliser de nombreux bouquets. Guillaume, qui a aujourd’hui deux ans, a besoin de  beaucoup de changement. Il change souvent de centre d’intérêt. C’est donc plus difficile pour moi. Je n’arrive pas toujours à accepter son envie de changement.

J’aime bien faire des choses avec mes enfants. Avec Guillaume, j’ai été obligée de changer mes horaires. Moi aussi, j’avais besoin de prendre une pause. Maintenant, j’ouvre la boutique l’après-midi uniquement. C’est clair, le porte-bébé m’a beaucoup aidée à être plus sereine dans ma relation de mère travaillant.

Un petit plaisir en passant: Lorsqu’elle avait dix ans, ma belle-fille, me voyant allaiter Olivier, mon aîné, a tout d’abord trouvé ça dégoûtant. Aujourd’hui, elle a vingt ans et elle m’a dit dernièrement qu’elle essaierait probablement d’allaiter lorsqu’elle aurait un enfant.

Nadine

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